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Le mercredi 11 avril 2007
Annie Morin
L’Université Laval n’est pas la seule à faire ses comptes, au terme de la grève des chargés de cours. Les syndiqués aussi. En assemblée générale, mardi, des membres ont été déçus d’apprendre que leur chèque de paie pour la session d’hiver allait probablement rapetisser, malgré une augmentation rétroactive de presque 600 $ par charge de cours. En effet, si les facultés décident de ne pas reprendre tous les cours perdus pendant la grève, les enseignants verront leur forfait amputé en conséquence. Pour ceux qui donnent plusieurs cours, cela peut signifier plusieurs milliers de dollars envolés.
Il faut dire que les grévistes avaient été choyés lors du précédent conflit, en 2004. Personne n’avait subi de coupe de salaire car toutes les activités d’enseignement avaient été reprises avant la fin de la session. Les grévistes actifs, qui recevaient une allocation d’environ 200 $ pour piquetage et autres activités syndicales, avaient donc terminé la session avec un surplus d’argent dans leurs poches. « Le rapport de force était alors différent », la résolution du conflit, plus rapide et plus facile, a répondu M. Courval aux critiques de ses membres. « On sortait d’une convention de cinq ans. L’écart avec les autres universités était encore plus grand tant d’un point de vue salarial que normatif », a-t-il expliqué au Soleil, heureux d’avoir tout de même réussi à rattraper la moyenne des salaires versés par les autres universités québécoises. Quant au protocole de retour au travail, « on ne pouvait pas s’obstiner là-dessus une journée de plus sans mettre la session en péril ».
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jeudi 12 avril 2007
mercredi 11 avril 2007
La session des étudiants est sauvée (Radio-Canada.ca)
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Les chargés de cours de l'Université Laval ont accepté à 88 % l'offre déposée mardi matin par la direction de l'université. Les cours reprendront dès mercredi matin, ce qui devrait permettre de sauver la session des étudiants.Les 2000 chargés de cours de l'Université Laval étaient en grève depuis le 14 mars dernier, ce qui compromettait 40 % des cours du premier cycle.Les chargés de cours demandaient notamment la parité avec leurs collègues des autres universités québécoises. Ils avaient rejeté massivement les dernières offres patronales la semaine dernière. Les salaires, le mode de rémunération et quelques clauses relatives à la tâche des chargés de cours irritaient particulièrement les syndiqués.
Les chargés de cours de l'Université Laval ont accepté à 88 % l'offre déposée mardi matin par la direction de l'université. Les cours reprendront dès mercredi matin, ce qui devrait permettre de sauver la session des étudiants.Les 2000 chargés de cours de l'Université Laval étaient en grève depuis le 14 mars dernier, ce qui compromettait 40 % des cours du premier cycle.Les chargés de cours demandaient notamment la parité avec leurs collègues des autres universités québécoises. Ils avaient rejeté massivement les dernières offres patronales la semaine dernière. Les salaires, le mode de rémunération et quelques clauses relatives à la tâche des chargés de cours irritaient particulièrement les syndiqués.
Retour en classe dès ce matin (Le Soleil)
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Annie Morin
Le Soleil
Québec
Les chargés de cours reprennent le contrôle de leurs groupes dès ce matin et ont jusqu’au 28 avril, date butoir de la session d’hiver, pour récupérer un retard de quatre semaines sur le calendrier scolaire. Les étudiants sont invités à se présenter en classe selon l’horaire habituel et à consulter le site Internet de l’Université Laval pour connaître la suite des événements. Les mesures de validation de la session « vont varier d’un cours à l’autre », a expliqué hier soir Christiane Piché, vice-rectrice aux études. Si le rattrapage de tous les contenus perdus pendant la grève est la solution privilégiée, il n’est pas impossible que la session soit allégée pour terminer à temps.
« Nous allons encourager les étudiants à compléter les travaux et les évaluations pour obtenir des évaluations chiffrées plutôt que la note P » qui signifie simplement que l’étudiant a satisfait aux exigences du cours, a insisté Mme Piché, soucieuse de préserver la qualité de la formation et la réputation de l’établissement. Selon le règlement des études, les étudiants doivent compléter au minimum 12 semaines sur les 15 prévues à l’horaire pour que la session soit valide. Cela est encore possible puisque les cours se sont terminés à la 10e semaine et qu’il en reste deux et demie avant l’expiration des délais.
Annie Morin
Le Soleil
Québec
Les chargés de cours reprennent le contrôle de leurs groupes dès ce matin et ont jusqu’au 28 avril, date butoir de la session d’hiver, pour récupérer un retard de quatre semaines sur le calendrier scolaire. Les étudiants sont invités à se présenter en classe selon l’horaire habituel et à consulter le site Internet de l’Université Laval pour connaître la suite des événements. Les mesures de validation de la session « vont varier d’un cours à l’autre », a expliqué hier soir Christiane Piché, vice-rectrice aux études. Si le rattrapage de tous les contenus perdus pendant la grève est la solution privilégiée, il n’est pas impossible que la session soit allégée pour terminer à temps.
« Nous allons encourager les étudiants à compléter les travaux et les évaluations pour obtenir des évaluations chiffrées plutôt que la note P » qui signifie simplement que l’étudiant a satisfait aux exigences du cours, a insisté Mme Piché, soucieuse de préserver la qualité de la formation et la réputation de l’établissement. Selon le règlement des études, les étudiants doivent compléter au minimum 12 semaines sur les 15 prévues à l’horaire pour que la session soit valide. Cela est encore possible puisque les cours se sont terminés à la 10e semaine et qu’il en reste deux et demie avant l’expiration des délais.
Les chargés de cours rentrent au travail (Le Soleil)
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Annie Morin
Le Soleil
Québec
Les chargés de cours de l’Université Laval ont mis un terme hier soir à leur grève générale illimitée par un vote sans équivoque de 88,2 % en faveur de l’entente de principe conclue par leur exécutif syndical au petit matin. Exactement 348 syndiqués étaient réunis en assemblée générale extraordinaire, au Grand salon du pavillon Pollack, faisant fi de l’interdiction de se réunir à l’Université Laval édictée la semaine dernière par la haute direction. Ils ont appuyé massivement la position de leur comité de négociation, qui a arraché une entente à 6 h, hier matin, après une nuit blanche. « Nous ne serons plus jamais les moins bien payés » du Québec, a triomphé Martin Courval, président du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université Laval (SCCCUL). Celui-ci s’est surtout réjoui de ce qu’il appelle une « clause remorque » qui permettra aux chargés de cours de toucher, pour le dernier droit de la convention, une augmentation au moins aussi importante que celle accordée par la moyenne des universités payant leurs chargés de cours à forfait.
En bout de ligne, les syndiqués ont obtenu la parité avec leurs homologues de l’Université de Montréal. Ils ont refusé l’imposition d’une échelle salariale et continueront d’être payés à forfait. Au terme de la nouvelle convention collective, qui se terminera en 2010, les syndiqués gagneront plus de 7500 $ par charge de cours, contre 6442 $ à la fin de 2006. C’est une augmentation d’au moins 17 % sur quatre ans. Outre la question salariale, cœur du litige, le syndicat a obtenu « plus de respect et de reconnaissance », affirme M. Courval, ainsi que des améliorations aux assurances collectives et aux profils d’engagement. Yves Marcoux, vice-recteur adjoint aux ressources humaines et négociateur en chef pour la partie patronale, s’est dit « très content » de cette entente qu’il a qualifiée de « respectueuse » puisqu’elle offre des « conditions comparables et même meilleures sur certains points » aux autres universités québécoises. Il a toutefois répudié l’expression « clause remorque » utilisée par le syndicat et préféré parler d’un « ajustement ponctuel » pour 2010 « ne présumant en rien de ce qui va se passer en 2011 ou après ». Au printemps 2004, les chargés de cours ont fait la grève pendant trois semaines avant de rentrer au travail, heureux d’avoir obtenu la parité avec leurs collègues des autres universités. Le hic, c’est que ces derniers ont vite repris l’avance sur Laval.
Annie Morin
Le Soleil
Québec
Les chargés de cours de l’Université Laval ont mis un terme hier soir à leur grève générale illimitée par un vote sans équivoque de 88,2 % en faveur de l’entente de principe conclue par leur exécutif syndical au petit matin. Exactement 348 syndiqués étaient réunis en assemblée générale extraordinaire, au Grand salon du pavillon Pollack, faisant fi de l’interdiction de se réunir à l’Université Laval édictée la semaine dernière par la haute direction. Ils ont appuyé massivement la position de leur comité de négociation, qui a arraché une entente à 6 h, hier matin, après une nuit blanche. « Nous ne serons plus jamais les moins bien payés » du Québec, a triomphé Martin Courval, président du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université Laval (SCCCUL). Celui-ci s’est surtout réjoui de ce qu’il appelle une « clause remorque » qui permettra aux chargés de cours de toucher, pour le dernier droit de la convention, une augmentation au moins aussi importante que celle accordée par la moyenne des universités payant leurs chargés de cours à forfait.
En bout de ligne, les syndiqués ont obtenu la parité avec leurs homologues de l’Université de Montréal. Ils ont refusé l’imposition d’une échelle salariale et continueront d’être payés à forfait. Au terme de la nouvelle convention collective, qui se terminera en 2010, les syndiqués gagneront plus de 7500 $ par charge de cours, contre 6442 $ à la fin de 2006. C’est une augmentation d’au moins 17 % sur quatre ans. Outre la question salariale, cœur du litige, le syndicat a obtenu « plus de respect et de reconnaissance », affirme M. Courval, ainsi que des améliorations aux assurances collectives et aux profils d’engagement. Yves Marcoux, vice-recteur adjoint aux ressources humaines et négociateur en chef pour la partie patronale, s’est dit « très content » de cette entente qu’il a qualifiée de « respectueuse » puisqu’elle offre des « conditions comparables et même meilleures sur certains points » aux autres universités québécoises. Il a toutefois répudié l’expression « clause remorque » utilisée par le syndicat et préféré parler d’un « ajustement ponctuel » pour 2010 « ne présumant en rien de ce qui va se passer en 2011 ou après ». Au printemps 2004, les chargés de cours ont fait la grève pendant trois semaines avant de rentrer au travail, heureux d’avoir obtenu la parité avec leurs collègues des autres universités. Le hic, c’est que ces derniers ont vite repris l’avance sur Laval.
mardi 10 avril 2007
Règlement imminent dans le conflit des chargés de cours (TQS.ca)
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Soupir de soulagement pour les étudiants de l'Université Laval. Un règlement serait imminent dans le conflit des chargés de cours.
Les 2000 chargés de cours en grève depuis le 14 mars vont se prononcer ce soir (mardi) sur une entente de principe intervenue dans les dernières heures.
Les clauses salariales seraient réglées mais le normatif serait négocié après le retour au travail.
Rappelons que la question salariale est au coeur du litige, les chargés de cours souhaitant obtenir l'équité salariale avec les autres universités.
Le retour au travail pourrait s'effectuer aussi rapidement que jeudi si l'offre est acceptée.
Soupir de soulagement pour les étudiants de l'Université Laval. Un règlement serait imminent dans le conflit des chargés de cours.
Les 2000 chargés de cours en grève depuis le 14 mars vont se prononcer ce soir (mardi) sur une entente de principe intervenue dans les dernières heures.
Les clauses salariales seraient réglées mais le normatif serait négocié après le retour au travail.
Rappelons que la question salariale est au coeur du litige, les chargés de cours souhaitant obtenir l'équité salariale avec les autres universités.
Le retour au travail pourrait s'effectuer aussi rapidement que jeudi si l'offre est acceptée.
Le marathon des négos se poursuit (Journal de Québec)
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Taïeb Moalla
Le Journal de Québec
«Les espoirs d'en arriver à un règlement sont très bons», a indiqué Martin Courval, président du syndicat des chargés de cours de l'Université Laval, dont les membres sont en grève depuis le 14 mars.
Après une pause pour le congé pascal, les pourparlers ont repris à un rythme effréné, dès hier matin.
«Nous nous sommes rencontrés séparément avec la conciliatrice ce matin (hier). Et nous nous voyons face-à-face en après-midi», a précisé M. Courval.
Hier soir, vers 23 heures, les deux parties étaient toujours autour de la table des négociations. Aucune information supplémentaire, sur la teneur des discussions, n'a filtré.
Du côté de la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Isabelle Barrette, chargée des communications, a rappelé la position de neutralité adoptée par la Confédération. «Mais ça commence à être urgent (d'en arriver à une solution)», a-t-elle signalé. Ce vendredi, un caucus des associations étudiantes permettra à la CADEUL de se prononcer de nouveau sur la position à prendre dans ce conflit de travail.
Le 3 avril, les chargés de cours ont rejeté à 80 % l'offre «finale» de la direction de l'Université. La question du rattrapage salarial avec les chargés de cours des autres universités constitue le principal point d'achoppement sur lequel butent les parties.
À l'Université Laval, le tiers des cours de premier cycle ne sont plus donnés depuis un mois. Dans un communiqué diffusé vendredi, l'Université a indiqué que des «mesures compensatoires» allaient être communiquées à tous les étudiants d'ici demain, au plus tard.
Après une pause pour le congé pascal, les pourparlers ont repris à un rythme effréné, dès hier matin.
«Nous nous sommes rencontrés séparément avec la conciliatrice ce matin (hier). Et nous nous voyons face-à-face en après-midi», a précisé M. Courval.
Hier soir, vers 23 heures, les deux parties étaient toujours autour de la table des négociations. Aucune information supplémentaire, sur la teneur des discussions, n'a filtré.
Du côté de la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Isabelle Barrette, chargée des communications, a rappelé la position de neutralité adoptée par la Confédération. «Mais ça commence à être urgent (d'en arriver à une solution)», a-t-elle signalé. Ce vendredi, un caucus des associations étudiantes permettra à la CADEUL de se prononcer de nouveau sur la position à prendre dans ce conflit de travail.
Le 3 avril, les chargés de cours ont rejeté à 80 % l'offre «finale» de la direction de l'Université. La question du rattrapage salarial avec les chargés de cours des autres universités constitue le principal point d'achoppement sur lequel butent les parties.
À l'Université Laval, le tiers des cours de premier cycle ne sont plus donnés depuis un mois. Dans un communiqué diffusé vendredi, l'Université a indiqué que des «mesures compensatoires» allaient être communiquées à tous les étudiants d'ici demain, au plus tard.
Vers un dénouement (Radio-Canada.ca)
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La conciliation reprise lundi entre l'Université Laval et le syndicat des chargés de cours a donné des résultats rapidement.
Une entente de principe a été conclue mardi matin sur les conditions de travail des chargés de cours. Les deux parties ont aussi convenu d'une entente pour le protocole de retour au travail des employés.
Cette entente met fin à la partie de bras de fer qui durait entre l'Université Laval et ses 2000 chargés de cours depuis le déclenchement de la grève, le 14 mars dernier.
Les chargés de cours devront se prononcer sur cette entente de principe qui leur sera présentée mardi soir à 19 h au cours d'une assemblée extraordinaire.
L'Université Laval quant à elle donnera un point de presse mardi avant-midi. La direction devrait faire connaître ses intentions, notamment en ce qui concerne le semestre des étudiants qui ont été privés de cours durant les dernières semaines.
Une entente de principe a été conclue mardi matin sur les conditions de travail des chargés de cours. Les deux parties ont aussi convenu d'une entente pour le protocole de retour au travail des employés.
Cette entente met fin à la partie de bras de fer qui durait entre l'Université Laval et ses 2000 chargés de cours depuis le déclenchement de la grève, le 14 mars dernier.
Les chargés de cours devront se prononcer sur cette entente de principe qui leur sera présentée mardi soir à 19 h au cours d'une assemblée extraordinaire.
L'Université Laval quant à elle donnera un point de presse mardi avant-midi. La direction devrait faire connaître ses intentions, notamment en ce qui concerne le semestre des étudiants qui ont été privés de cours durant les dernières semaines.
lundi 9 avril 2007
Reprise des pourparlers (Radio-Canada.ca)
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Les chargés de cours sont en grève depuis le 14 mars
Après une pause de deux jours, les pourparlers entre l'Université Laval et le syndicat des chargés de cours en grève doivent reprendre lundi.
Les négociations entre les deux partis avaient été suspendues samedi. Le syndicat avait alors accusé son employeur de s'offrir un congé de Pâques et de refuser le dialogue. Les représentants de l'Université avaient, quant à eux, justifié cette interruption par l'intransigeance du syndicat qui, disaient-ils, refusait d'accepter les compromis acceptables.
L'Université soutient que les tentatives de la conciliatrice du ministère du Travail pour rapprocher les deux parties se sont avérées infructueuses.
Selon un communiqué laconique émis dimanche par l'Université Laval, l'institution commence à désespérer qu'une entente soit enfin conclue avec le syndicat de ses 2 000 chargés de cours en grève depuis maintenant trois semaines.
Par ailleurs, étant donné le piétinement des négociations avec le syndicat des chargés de cours, l'Université Laval offre finalement deux options aux étudiants désireux de sauver leur session. Ces derniers peuvent, ou bien accepter les mesures mises en place par des professeurs-cadres, ou encore, obtenir un crédit sur les droits de scolarité afin de reprendre leurs cours à une autre session.
Les chargés de cours sont en grève depuis le 14 mars
Après une pause de deux jours, les pourparlers entre l'Université Laval et le syndicat des chargés de cours en grève doivent reprendre lundi.
Les négociations entre les deux partis avaient été suspendues samedi. Le syndicat avait alors accusé son employeur de s'offrir un congé de Pâques et de refuser le dialogue. Les représentants de l'Université avaient, quant à eux, justifié cette interruption par l'intransigeance du syndicat qui, disaient-ils, refusait d'accepter les compromis acceptables.
L'Université soutient que les tentatives de la conciliatrice du ministère du Travail pour rapprocher les deux parties se sont avérées infructueuses.
Selon un communiqué laconique émis dimanche par l'Université Laval, l'institution commence à désespérer qu'une entente soit enfin conclue avec le syndicat de ses 2 000 chargés de cours en grève depuis maintenant trois semaines.
Par ailleurs, étant donné le piétinement des négociations avec le syndicat des chargés de cours, l'Université Laval offre finalement deux options aux étudiants désireux de sauver leur session. Ces derniers peuvent, ou bien accepter les mesures mises en place par des professeurs-cadres, ou encore, obtenir un crédit sur les droits de scolarité afin de reprendre leurs cours à une autre session.
dimanche 8 avril 2007
Trève de négo "inacceptable" (Le Soleil)
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SELON LES CHARGÉS DE COURS
Trêve de négos « inacceptable »
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Les négociations entre l’Université Laval et le syndicat des chargés de cours ont été suspendues pour la fin de semaine. Une situation jugée « inacceptable » par le syndicat.Dans un communiqué diffusé hier, l’Université Laval écrit que « la conciliatrice France Racine a décidé vendredi soir de suspendre momentanément les négociations entre l’Université Laval et le syndicat des chargés de cours car elle n’a pas été en mesure de dégager des pistes de règlement rencontrant les priorités des parties ».L’Université précise que cette décision a été prise après quelques rencontres de travail tenues les 5 et 6 avril avec chacune des parties. « À la demande du syndicat, l’Université Laval a accepté la tenue d’une nouvelle rencontre le lundi 9 avril », peut-on encore lire dans le communiqué.
Le président du syndicat, Martin Courval, dit avoir appris que les négociations ont été suspendues parce que la direction de l’Université préférait prendre congé à Pâques. « Franchement, j’ai de la misère avec ça. On est 2000 employés en grève, il y a des milliers d’étudiants qui attendent, et l’employeur veut profiter du congé de Pâques ! On devrait être dans un blitz de négociations à l’heure actuelle, et ce n’est pas ça qui se passe », a pesté M. Courval tout en réitérant que le syndicat était « prêt à négocier et à régler ».M. Courval a écorché au passage le recteur de l’Université Laval, Michel Pigeon, à qui il reproche de ne jamais rendre ses appels et de ne pas prendre position dans le conflit des chargés de cours. « Dernièrement, il a annoncé des surplus bugétaires et dit que cet argent permettra d’embaucher de nouveaux professeurs. On n’a rien contre l’embauche de nouveaux professeurs, mais le recteur pourrait-il aussi se soucier de ce qui se passe avec les chargés de cours ? », a dit M. Courval, qui invite M. Pigeon à assister aux négociations pour qu’il puisse avoir une idée précise de la situation.Les chargés de cours présents à l’assemblée générale du 3 avril dernier ont rejeté à 80 % l’offre dite finale de la partie patronale. Selon eux, cette offre est inacceptable parce qu’elle ne prévoit pas de rattrapage avec les collègues des autres universités. Mesures compensatoiresLes chargés de cours de l’Université Laval sont en grève depuis le 14 mars. Au total, 32 % des cours de premier cycle sont paralysés. Dans son communiqué diffusé hier, l’Université rappelle que les étudiants ont été informés par courriel des mesures compensatoires mises en place en raison de la grève (remplacement des chargés de cours par des cadres, par exemple) afin de les aider à compléter leur session. « Pour plusieurs programmes, ces mesures ont déjà fait l’objet de discussions avec les associations départementales ou facultaires et sont déjà connues des étudiants, précise-t-elle. Plusieurs de ces mesures sont déjà en application. Pour les autres programmes, elles seront communiquées aux étudiants concernés au plus tard le mercredi 11 avril. L’ensemble de ces mesures ont été validées par des conseillers juridiques afin de s’assurer qu’elles respectent en tous points les lois en vigueur, dont le Code du travail. »
Trêve de négos « inacceptable »
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Les négociations entre l’Université Laval et le syndicat des chargés de cours ont été suspendues pour la fin de semaine. Une situation jugée « inacceptable » par le syndicat.Dans un communiqué diffusé hier, l’Université Laval écrit que « la conciliatrice France Racine a décidé vendredi soir de suspendre momentanément les négociations entre l’Université Laval et le syndicat des chargés de cours car elle n’a pas été en mesure de dégager des pistes de règlement rencontrant les priorités des parties ».L’Université précise que cette décision a été prise après quelques rencontres de travail tenues les 5 et 6 avril avec chacune des parties. « À la demande du syndicat, l’Université Laval a accepté la tenue d’une nouvelle rencontre le lundi 9 avril », peut-on encore lire dans le communiqué.
Le président du syndicat, Martin Courval, dit avoir appris que les négociations ont été suspendues parce que la direction de l’Université préférait prendre congé à Pâques. « Franchement, j’ai de la misère avec ça. On est 2000 employés en grève, il y a des milliers d’étudiants qui attendent, et l’employeur veut profiter du congé de Pâques ! On devrait être dans un blitz de négociations à l’heure actuelle, et ce n’est pas ça qui se passe », a pesté M. Courval tout en réitérant que le syndicat était « prêt à négocier et à régler ».M. Courval a écorché au passage le recteur de l’Université Laval, Michel Pigeon, à qui il reproche de ne jamais rendre ses appels et de ne pas prendre position dans le conflit des chargés de cours. « Dernièrement, il a annoncé des surplus bugétaires et dit que cet argent permettra d’embaucher de nouveaux professeurs. On n’a rien contre l’embauche de nouveaux professeurs, mais le recteur pourrait-il aussi se soucier de ce qui se passe avec les chargés de cours ? », a dit M. Courval, qui invite M. Pigeon à assister aux négociations pour qu’il puisse avoir une idée précise de la situation.Les chargés de cours présents à l’assemblée générale du 3 avril dernier ont rejeté à 80 % l’offre dite finale de la partie patronale. Selon eux, cette offre est inacceptable parce qu’elle ne prévoit pas de rattrapage avec les collègues des autres universités. Mesures compensatoiresLes chargés de cours de l’Université Laval sont en grève depuis le 14 mars. Au total, 32 % des cours de premier cycle sont paralysés. Dans son communiqué diffusé hier, l’Université rappelle que les étudiants ont été informés par courriel des mesures compensatoires mises en place en raison de la grève (remplacement des chargés de cours par des cadres, par exemple) afin de les aider à compléter leur session. « Pour plusieurs programmes, ces mesures ont déjà fait l’objet de discussions avec les associations départementales ou facultaires et sont déjà connues des étudiants, précise-t-elle. Plusieurs de ces mesures sont déjà en application. Pour les autres programmes, elles seront communiquées aux étudiants concernés au plus tard le mercredi 11 avril. L’ensemble de ces mesures ont été validées par des conseillers juridiques afin de s’assurer qu’elles respectent en tous points les lois en vigueur, dont le Code du travail. »
vendredi 6 avril 2007
Pourquoi je supporte la grève des chargés de cours...
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Le vendredi 06 avril 2007
Pourquoi je supporte la grève des chargés de cours...
Carl Grenier
Chargé de cours en science politique
et gouverneur de la Fondation de l’Université Laval
Comme bon nombre de mes collègues qui ont une activité professionnelle extra universitaire, activité qui est souvent directement reliée à leur engagement comme chargé de cours, je me suis trouvé du côté patronal pour presque toute ma vie active. D’abord comme haut fonctionnaire au gouvernement fédéral et ensuite à Québec, et plus récemment comme dirigeant d’un groupe pancanadien d’entreprises manufacturières, j’ai eu à défendre des intérêts publics et privés contre les attaques de gouvernements et de groupes étrangers dans le domaine du commerce international.
Plusieurs amis et parents m’ont dit leur étonnement de m’apercevoir — à travers les médias, bien sûr — défiler avec une pancarte à la main sur les lignes de piquetage du syndicat des chargés et chargées de cours de l’université Laval (SCCCUL).
J'étais d'abord sceptique...
Je dois dire que c’est d’abord avec une bonne dose de scepticisme que j’avais répondu à l’appel du syndicat pour la réunion générale spéciale qui a décidé de moyens pouvant aller jusqu’à la grève, le 9 février. Je n’étais pas convaincu de la nécessité de faire pression pour le renouvellement de la convention collective des chargés de cours.
Avec le recul du temps, je crois que mon attitude s’expliquait essentiellement par ma conviction que l’Université Laval, que je fréquente à divers titres depuis 1963, ne pouvait pas être en opposition fondamentale avec les objectifs d’un syndicat comme le nôtre : dans mon esprit , nous poursuivons essentiellement le même but soit d’assurer une formation de la plus haute qualité possible à ceux et celles qui prendront la relève dans tous les domaines de connaissance qu’exige une société comme la nôtre.
De plus, la modestie des demandes syndicales, tant au chapitre des conditions de travail que de la rémunération, me portait à conclure que rien ne justifiait un blocage de la part de l’employeur, et par voie de conséquence, à l’utilisation de moyens comme la grève pour en arriver à une entente.
Concessions exigées par l'employeur
Je me trompais. L’exposé étrangement calme et dépourvu de rhétorique que nous fit l’exécutif du SCCCUL le soir du 9 février, était tout simplement renversant. Loin de discuter de bonne foi sur des bases communes pour en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties, l’employeur exigeait des concessions qui remettaient en cause des pans entiers de mesures déjà acceptées dans les conventions précédentes, comme l’allocation professionnelle, par exemple.
De plus, il mettait de l’avant des demandes qui, si elles s’avéraient, diminueraient considérablement le statut et, partant, l’importance de la tâche des superviseurs de stages. Ce point m’interpelle particulièrement : en tout début de carrière, j’ai enseigné au niveau primaire et secondaire. De constater que mon université s’attaquait directement à la qualité professionnelle du travail de ceux-là mêmes qui sont chargés de la formation des futurs enseignants, ne pouvait me laisser indifférent. Une telle attitude des dirigeants de l’université vient miner les fondations de tout l’édifice éducatif dont l’université elle-même n’occupe que le dernier étage.
Une pensée d'un autre âge
De plus, le saucissonnage infâme qui viendrait rémunérer différemment des tâches (préparation de cours, enseignement proprement dit, correction de travaux et d’examens) qui ont toujours formé un tout indissociable de la fonction enseignante, est caractéristique d’une «pensée» d’un autre âge, celui des premières chaînes de montage automobiles d’il y a un siècle, une «pensée» d’ailleurs supplantée dans l’industrie depuis longtemps par des approches holistiques plus susceptibles de mettre l’intelligence des travailleurs à contribution.
Je ne peux m’attarder ici sur le détail des nombreux points qui sont à régler dans toute négociation d’une convention collective; les sujets que je viens de mentionner ne sont que ceux qui ont retenu mon attention personnelle. Ce qui m’a surtout frappé dans l’exposé de notre équipe de négociation, le soir du 9 février, c’est plutôt l’attitude générale des représentants de l’employeur à la table de négociation :
• Nonchalance quant à l’échéancier;
• Absence de progrès véritables après plusieurs mois de négociation, sauf sur des points mineurs;
• Conciliabules interminables du côté patronal dénotant un manque flagrant de préparation ;
• Recours injustifié à la conciliation, une manœuvre dilatoire dans les circonstances.
Difficile de ne pas conclure à l’absence de mandat véritable de négocier de l’équipe patronale, une situation qui relève directement des autorités universitaires elles-mêmes.
Ce qui frappe le plus, c’est l’absence de reconnaissance de la part de l’université de l’apport des chargés de cours à l’accomplissement de sa mission fondamentale. Le philosophe et politologue Charles Taylor a brillamment démontré l’importance de ce phénomène de la reconnaissance dans tous les domaines des rapports humains. À la base même du fonctionnement des groupes sociaux et des institutions, la reconnaissance est le terreau indispensable à toutes les germinations, à tous les progrès, à toutes les ententes. Les conflits de toute nature font partie de la condition humaine, et c’est la vertu principale de la liberté de nos sociétés démocratiques de permettre la résolution pacifique de ces conflits.
Pourquoi laisser pourrir ainsi les relations de travail
Il faut se demander sérieusement quel objectif poursuit l’université en laissant ainsi pourrir ses relations de travail avec l’un des groupes-clé qui assure sa pérennité et son succès en tant qu’institution de haut savoir. Quel «avantage» l’Université Laval peut-elle retirer en s’attaquant aux plus vulnérables de ses enseignants, déjà les moins bien rémunérés de toutes les universités québécoises? Pourquoi laisser durer un conflit qui met en péril la réputation même de l’institution, qui est son actif le plus précieux?
De toute évidence, ce n’est pas l’impact budgétaire très modeste que l’amélioration graduelle des conditions de travail et de rémunération qui peut faire problème. Y-a-t-il un objectif plus large, qui viserait l’ensemble des employés de l’université, et dont les chargés de cours ne seraient que les premiers à subir une telle approche rétrograde?
Pour ma part, je me refuse à tout procès d’intention. Il incombe à ceux qui dirigent l’université, et au premier chef, à son recteur et a son conseil d’administration, d’expliquer publiquement leur comportement dans cette grève, qui entre maintenant dans sa quatrième semaine.
Je tiens cependant à souligner que si j’ai décidé de supporter l’action du SCCCUL, il me semble tout à fait évident que la très vaste majorité des mes collègues chargés de cours continueront de faire de même, comme l’a brillamment démontré le rejet à plus de 80% des «offres» patronales par l’assemblée générale spéciale du 3 avril. Inutile d’espérer de nous avoir à l’usure : donnez un vrai mandat de négocier à vos représentants, réglez cette grève avant qu’elle ne produise plus de dommages à votre réputation et au déroulement normal de la session pour nos étudiants.
Le vendredi 06 avril 2007
Pourquoi je supporte la grève des chargés de cours...
Carl Grenier
Chargé de cours en science politique
et gouverneur de la Fondation de l’Université Laval
Comme bon nombre de mes collègues qui ont une activité professionnelle extra universitaire, activité qui est souvent directement reliée à leur engagement comme chargé de cours, je me suis trouvé du côté patronal pour presque toute ma vie active. D’abord comme haut fonctionnaire au gouvernement fédéral et ensuite à Québec, et plus récemment comme dirigeant d’un groupe pancanadien d’entreprises manufacturières, j’ai eu à défendre des intérêts publics et privés contre les attaques de gouvernements et de groupes étrangers dans le domaine du commerce international.
Plusieurs amis et parents m’ont dit leur étonnement de m’apercevoir — à travers les médias, bien sûr — défiler avec une pancarte à la main sur les lignes de piquetage du syndicat des chargés et chargées de cours de l’université Laval (SCCCUL).
J'étais d'abord sceptique...
Je dois dire que c’est d’abord avec une bonne dose de scepticisme que j’avais répondu à l’appel du syndicat pour la réunion générale spéciale qui a décidé de moyens pouvant aller jusqu’à la grève, le 9 février. Je n’étais pas convaincu de la nécessité de faire pression pour le renouvellement de la convention collective des chargés de cours.
Avec le recul du temps, je crois que mon attitude s’expliquait essentiellement par ma conviction que l’Université Laval, que je fréquente à divers titres depuis 1963, ne pouvait pas être en opposition fondamentale avec les objectifs d’un syndicat comme le nôtre : dans mon esprit , nous poursuivons essentiellement le même but soit d’assurer une formation de la plus haute qualité possible à ceux et celles qui prendront la relève dans tous les domaines de connaissance qu’exige une société comme la nôtre.
De plus, la modestie des demandes syndicales, tant au chapitre des conditions de travail que de la rémunération, me portait à conclure que rien ne justifiait un blocage de la part de l’employeur, et par voie de conséquence, à l’utilisation de moyens comme la grève pour en arriver à une entente.
Concessions exigées par l'employeur
Je me trompais. L’exposé étrangement calme et dépourvu de rhétorique que nous fit l’exécutif du SCCCUL le soir du 9 février, était tout simplement renversant. Loin de discuter de bonne foi sur des bases communes pour en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties, l’employeur exigeait des concessions qui remettaient en cause des pans entiers de mesures déjà acceptées dans les conventions précédentes, comme l’allocation professionnelle, par exemple.
De plus, il mettait de l’avant des demandes qui, si elles s’avéraient, diminueraient considérablement le statut et, partant, l’importance de la tâche des superviseurs de stages. Ce point m’interpelle particulièrement : en tout début de carrière, j’ai enseigné au niveau primaire et secondaire. De constater que mon université s’attaquait directement à la qualité professionnelle du travail de ceux-là mêmes qui sont chargés de la formation des futurs enseignants, ne pouvait me laisser indifférent. Une telle attitude des dirigeants de l’université vient miner les fondations de tout l’édifice éducatif dont l’université elle-même n’occupe que le dernier étage.
Une pensée d'un autre âge
De plus, le saucissonnage infâme qui viendrait rémunérer différemment des tâches (préparation de cours, enseignement proprement dit, correction de travaux et d’examens) qui ont toujours formé un tout indissociable de la fonction enseignante, est caractéristique d’une «pensée» d’un autre âge, celui des premières chaînes de montage automobiles d’il y a un siècle, une «pensée» d’ailleurs supplantée dans l’industrie depuis longtemps par des approches holistiques plus susceptibles de mettre l’intelligence des travailleurs à contribution.
Je ne peux m’attarder ici sur le détail des nombreux points qui sont à régler dans toute négociation d’une convention collective; les sujets que je viens de mentionner ne sont que ceux qui ont retenu mon attention personnelle. Ce qui m’a surtout frappé dans l’exposé de notre équipe de négociation, le soir du 9 février, c’est plutôt l’attitude générale des représentants de l’employeur à la table de négociation :
• Nonchalance quant à l’échéancier;
• Absence de progrès véritables après plusieurs mois de négociation, sauf sur des points mineurs;
• Conciliabules interminables du côté patronal dénotant un manque flagrant de préparation ;
• Recours injustifié à la conciliation, une manœuvre dilatoire dans les circonstances.
Difficile de ne pas conclure à l’absence de mandat véritable de négocier de l’équipe patronale, une situation qui relève directement des autorités universitaires elles-mêmes.
Ce qui frappe le plus, c’est l’absence de reconnaissance de la part de l’université de l’apport des chargés de cours à l’accomplissement de sa mission fondamentale. Le philosophe et politologue Charles Taylor a brillamment démontré l’importance de ce phénomène de la reconnaissance dans tous les domaines des rapports humains. À la base même du fonctionnement des groupes sociaux et des institutions, la reconnaissance est le terreau indispensable à toutes les germinations, à tous les progrès, à toutes les ententes. Les conflits de toute nature font partie de la condition humaine, et c’est la vertu principale de la liberté de nos sociétés démocratiques de permettre la résolution pacifique de ces conflits.
Pourquoi laisser pourrir ainsi les relations de travail
Il faut se demander sérieusement quel objectif poursuit l’université en laissant ainsi pourrir ses relations de travail avec l’un des groupes-clé qui assure sa pérennité et son succès en tant qu’institution de haut savoir. Quel «avantage» l’Université Laval peut-elle retirer en s’attaquant aux plus vulnérables de ses enseignants, déjà les moins bien rémunérés de toutes les universités québécoises? Pourquoi laisser durer un conflit qui met en péril la réputation même de l’institution, qui est son actif le plus précieux?
De toute évidence, ce n’est pas l’impact budgétaire très modeste que l’amélioration graduelle des conditions de travail et de rémunération qui peut faire problème. Y-a-t-il un objectif plus large, qui viserait l’ensemble des employés de l’université, et dont les chargés de cours ne seraient que les premiers à subir une telle approche rétrograde?
Pour ma part, je me refuse à tout procès d’intention. Il incombe à ceux qui dirigent l’université, et au premier chef, à son recteur et a son conseil d’administration, d’expliquer publiquement leur comportement dans cette grève, qui entre maintenant dans sa quatrième semaine.
Je tiens cependant à souligner que si j’ai décidé de supporter l’action du SCCCUL, il me semble tout à fait évident que la très vaste majorité des mes collègues chargés de cours continueront de faire de même, comme l’a brillamment démontré le rejet à plus de 80% des «offres» patronales par l’assemblée générale spéciale du 3 avril. Inutile d’espérer de nous avoir à l’usure : donnez un vrai mandat de négocier à vos représentants, réglez cette grève avant qu’elle ne produise plus de dommages à votre réputation et au déroulement normal de la session pour nos étudiants.
jeudi 5 avril 2007
Les négociations reprennent (Le Journal de Québec)
L'original se trouve ici
Bryan Michaud
Le Journal de Québec
05/04/2007 06h54
Le bras de fer que se livrent les chargés de cours de l'Université Laval et l'administration reprend, aujourd'hui, à treize heures.
C'est ce qu'ont confirmé, hier, Martin Courval, président du syndicat des chargés de cours (SCCUL), et Richard Fournier, directeur des affaires publiques de l'Université Laval.
«La partie syndicale a fait une demande pour négocier, aujourd'hui, assure M. Fournier. Toutefois, nous n'avons rien de plus à déposer. Nous avons fait le maximum que nous pouvions.»
Du côté du syndicat, M. Courval s'est dit confiant que la crise qui paralyse le campus universitaire achève. «J'ai espoir qu'on en viendra à une entente, assure le président du syndicat. Tant que ça négocie, que l'on se parle, ça peut se régler.»
Devoir de réserve
Denis Brière et Jean-Claude Dufour, qui sont présentement dans la course au rectorat, ont refusé de commenter le dossier. «Étant membre du conseil d'administration, je ne peux pas en parler, a assuré M. Dufour. C'est mon devoir de réserve. Tout cela est relève du comité de négociation.»
Le fait qu'aucun des candidats n'a voulu commenter a semblé décevoir les grévistes. «Ça ne m'étonne pas, dit Gilles Marcoux, chargé de cours en relations industrielles. Ils ne veulent probablement pas se positionner afin de ne pas courir de risque, étant donné qu'ils sont en début de course. C'est décevant! À quelque part, on veut des appuis. On veut se faire entendre.»
Mardi, 80 % des grévistes ont rejeté les dernières offres patronales. Les chargés de cours rencontrés jugeaient l'offre dérisoire. Même si l'Université Laval offre une parité avec les universités francophones de Montréal, ces dernières offrent des paies inférieures à la moyenne provinciale.
«De plus, les chargés de cours de plusieurs universités commencerons leurs négociations d'ici peu, ajoute M. Marcoux. À la fin de tout ça, on se retrouverait encore en queue de peloton.»
Démagogie sur la participation aux assemblées syndicales à l’Université Laval (cnes)
L'auteur d'un blogue syndical dénonce l'utilisation des chiffres du vote du 3 avril par l'Université Laval.
Même au Canada on invoque "la représentativité" pour discréditer la démarche des syndicats combatifs. Décidément, certains réflexes ont la peau très dure... Espérons qu’on ira pas jusqu’à déclarer la grève illégale. N’est ce pas M. Rahmani ?
Sur les lignes - Hier, dans sa réaction au rejet des offres par les chargé-es de cours, la direction de l’université déclarait "qu’elle aurait aimé connaître l’opinion des quelque 1 700 membres du Syndicat qui n’ont pas pris part au vote". Le but est transparent : miner la crédibilité du syndicat en attaquant sa représentativité. Malheureusement, plusieurs journalistes sont tombés dans la panneau, dont celle du Journal de Québec, qui écrit que "sur les 2000 chargés de cours, seulement 335 se sont prévalus de leur droit de vote".
Mettons les choses en perspective. S’il y a effectivement 2 000 personnes qui sont chargé-es de cours à l’Université Laval, il faut savoir qu’elles ne travaillent jamais toutes en même temps. Ainsi, cette session, il n’y a que 900 personnes qui avaient une charge de cours. Et même là, sur ces 900 personnes, il n’y en a qu’environ 500 qui se sont inscrit comme grévistes, ce qui donne droit à la "paie de grève" mais impose de faire du piquetage. La raison est simple : de nombreux chargé-es de cours ont une autre job à temps plein et la charge de cours n’est qu’un à côté. En médecine dentaire, par exemple, les chargé-es de cours sont en grande majorité des dentistes possédant leur propre cabinet privé nous apprenait Le Soleil samedi dernier.
335 participant-es à une AG sur 2 000 membres, ça fait 17%, c’est pathétique. 335 participant-es à une AG sur 900 personnes actuellement à l’emploi, ça fait 37%, c’est pas les gros chars mais c’est déjà moins pire. 335 participant-es à une AG sur 500 grévistes, ça fait 67%, et ça c’est bien. Ça veut dire, même en prenant pour acquis que tous les grévistes absent-es auraient voté pour un retour au travail (ce qui est plus que douteux), qu’une majorité claire des grévistes a rejeté les offres. Peu de syndicats, même en grève, peuvent se vanter d’une telle participation.
On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Les journalistes devraient savoir ça. En utilisant ceux de l’Université, ils choisissent leur camp.
mercredi 4 avril 2007
Le conflit toujours pas réglé (Radio-Canada.ca)
L'original se trouve ici
L'inquiétude grandit à l'Université Laval où le semestre des étudiants est menacé par la grève des chargés de cours. Les négociations ont progressé au cours des dernières heures entre les parties, mais il reste encore certains points en litige, dont la question salariale. Les chargés de cours, qui affirment être parmi les moins bien payés au Québec, veulent obtenir un rattrapage salarial avec leurs collègues des autres universités.Selon la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, venue soutenir les chargés de cours vendredi midi, l'écart avec les autres universités correspond en moyenne à 500 $ par charge de cours.
Claudette Carbonneau, présidente de la CSN: « C'est tellement peu dans le budget de l'Université. Les chargés de cours à Laval donnent 40 % des charges d'enseignement et n'occupent que 8 % de l'enveloppe salariale dédiée à l'enseignement », affirme Mme Carbonneau. Claudette Carbonneau lance un appel à la direction de l'Université, afin qu'elle fasse preuve de bonne volonté à la table de négociations. Elle estime que le conflit pourrait être réglé au cours de la fin de semaine. Claudette Carbonneau croit par ailleurs que la bataille des chargés de cours est pleinement justifiée. « C'est une bataille d'une très grande modernité: c'est des milliers de travailleurs et travailleuses à statut précaire qui luttent pour la reconnaissance d'une profession centrale pour l'avenir du Québec, pour l'avenir des jeunes », dit-elle. Les chargés de cours, qui sont en négociations avec la direction de l'Université Laval depuis mai 2006 pour le renouvellement de leur contrat de travail, ont déclenché la grève le 14 mars dernier. Le conflit de travail paralyse une bonne partie des cours de premier cycle.
L'inquiétude grandit à l'Université Laval où le semestre des étudiants est menacé par la grève des chargés de cours. Les négociations ont progressé au cours des dernières heures entre les parties, mais il reste encore certains points en litige, dont la question salariale. Les chargés de cours, qui affirment être parmi les moins bien payés au Québec, veulent obtenir un rattrapage salarial avec leurs collègues des autres universités.Selon la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, venue soutenir les chargés de cours vendredi midi, l'écart avec les autres universités correspond en moyenne à 500 $ par charge de cours.
Claudette Carbonneau, présidente de la CSN: « C'est tellement peu dans le budget de l'Université. Les chargés de cours à Laval donnent 40 % des charges d'enseignement et n'occupent que 8 % de l'enveloppe salariale dédiée à l'enseignement », affirme Mme Carbonneau. Claudette Carbonneau lance un appel à la direction de l'Université, afin qu'elle fasse preuve de bonne volonté à la table de négociations. Elle estime que le conflit pourrait être réglé au cours de la fin de semaine. Claudette Carbonneau croit par ailleurs que la bataille des chargés de cours est pleinement justifiée. « C'est une bataille d'une très grande modernité: c'est des milliers de travailleurs et travailleuses à statut précaire qui luttent pour la reconnaissance d'une profession centrale pour l'avenir du Québec, pour l'avenir des jeunes », dit-elle. Les chargés de cours, qui sont en négociations avec la direction de l'Université Laval depuis mai 2006 pour le renouvellement de leur contrat de travail, ont déclenché la grève le 14 mars dernier. Le conflit de travail paralyse une bonne partie des cours de premier cycle.
Les chargés de cours rejettent l'offre patronale (Radio-Canada.ca)
L'original se trouve ici
Les chargés de cours rejettent l'offre patronale
Les chargés de cours de l'Université Laval ont rejeté à 81 % la dernière offre patronale.
Les syndiqués ont suivi la recommandation du syndicat. Ils ont jugé la proposition inacceptable et y voyaient un recul entre autres en ce qui concerne l'aide pédagogique et les congés parentaux.
La présidente de la Confédération des associations étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Karine Millaire, se questionne sur l'efficacité des moyens mis en place par la direction pour sauver la session des étudiants.
Dimanche, la direction de l'Université Laval a déposé une offre qualifiée de finale à ses 2000 chargés de cours, en grève depuis trois semaines.
L'offre comportait des augmentations de près de 17 % sur 3 ans pour les charges de cours à forfait. Cela représente une augmentation au 1er janvier 2007 de 652 $. La rémunération pour chaque cours donné par semestre passerait donc à un peu plus 7000 $. À la fin de la convention collective, ce montant serait de 7538 $, selon l'offre de l'Université.
Les chargés de cours demandent un rattrapage salarial avec leurs collègues des autres universités québécoises. Selon le vice-recteur adjoint aux ressources humaines et membre du comité patronal de négociation, Yves Marcoux, cet objectif est atteint:
« Nous considérons que nos offres actuellement sont très généreuses et tout à fait réalistes dans le contexte du financement des universités », dit-il.
Des améliorations quant aux congés parentaux et aux assurances collectives seraient également incluses dans la proposition.
Pour ce qui est des demandes syndicales relatives à l'aide pédagogique, au perfectionnement et au soutien professionnel, l'Université propose le maintien des conditions actuelles.
Lundi après-midi, les représentants syndicaux ont critiqué l'offre sur la table, accusant l'employeur de vouloir prolonger le conflit. Selon le syndicat, l'offre soumise par la direction de l'institution représentait un recul des conditions de travail des chargés de cours.
Les chargés de cours, qui sont en négociations avec la direction de l'Université Laval depuis mai 2006 pour le renouvellement de leur contrat de travail, ont déclenché la grève le 14 mars dernier. Le conflit de travail paralyse une bonne partie des cours de premier cycle.
Les chargés de cours rejettent l'offre patronale
Les chargés de cours de l'Université Laval ont rejeté à 81 % la dernière offre patronale.
Les syndiqués ont suivi la recommandation du syndicat. Ils ont jugé la proposition inacceptable et y voyaient un recul entre autres en ce qui concerne l'aide pédagogique et les congés parentaux.
La présidente de la Confédération des associations étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Karine Millaire, se questionne sur l'efficacité des moyens mis en place par la direction pour sauver la session des étudiants.
Dimanche, la direction de l'Université Laval a déposé une offre qualifiée de finale à ses 2000 chargés de cours, en grève depuis trois semaines.
L'offre comportait des augmentations de près de 17 % sur 3 ans pour les charges de cours à forfait. Cela représente une augmentation au 1er janvier 2007 de 652 $. La rémunération pour chaque cours donné par semestre passerait donc à un peu plus 7000 $. À la fin de la convention collective, ce montant serait de 7538 $, selon l'offre de l'Université.
Les chargés de cours demandent un rattrapage salarial avec leurs collègues des autres universités québécoises. Selon le vice-recteur adjoint aux ressources humaines et membre du comité patronal de négociation, Yves Marcoux, cet objectif est atteint:
« Nous considérons que nos offres actuellement sont très généreuses et tout à fait réalistes dans le contexte du financement des universités », dit-il.
Des améliorations quant aux congés parentaux et aux assurances collectives seraient également incluses dans la proposition.
Pour ce qui est des demandes syndicales relatives à l'aide pédagogique, au perfectionnement et au soutien professionnel, l'Université propose le maintien des conditions actuelles.
Lundi après-midi, les représentants syndicaux ont critiqué l'offre sur la table, accusant l'employeur de vouloir prolonger le conflit. Selon le syndicat, l'offre soumise par la direction de l'institution représentait un recul des conditions de travail des chargés de cours.
Les chargés de cours, qui sont en négociations avec la direction de l'Université Laval depuis mai 2006 pour le renouvellement de leur contrat de travail, ont déclenché la grève le 14 mars dernier. Le conflit de travail paralyse une bonne partie des cours de premier cycle.
L'Université Laval en mode urgence (Journal de Québec)
L'original se trouve ici
Katia Bussière Journal de Québec04/04/2007 06h49
Les chargés de cours de l'Université Laval ont rejeté à 80 % la dernière offre patronale, hier après-midi, forçant ainsi la direction à prendre les grands moyens pour éviter aux étudiants de perdre leur session.
Sur les 2000 chargés de cours, seulement 335 se sont prévalus de leur droit de vote. «Oui, il y a moins de gens ici parce qu'on a un problème de précarité. Les chargés de cours travaillent à l'extérieur», se défend le président du syndicat, Martin Courval.
En rejetant majoritairement la dernière offre patronale, les chargés de cours continuent leur grève générale illimitée, déclenchée le 14 mars. Quelque 32 % des cours de premier cycle demeurent paralysés.
La question salariale se trouve toujours au coeur du litige. «Les chargés de cours veulent être reconnus; ils veulent l'équité salariale avec les autres universités. L'offre est inacceptable. On peut faire mieux que ça, et de loin», a répété M. Courval.
Les syndiqués ont rejeté une hausse salariale de 16,85 % sur trois ans, qui faisait passer de 6443 $ à 7529 $ le forfait payé à un chargé de cours. L'offre ressemble à ce que reçoivent les chargés de cours de l'Université de Montréal, selon la direction de l'Université Laval, qui a montré un tableau comparatif.
La conciliatrice au dossier devrait convoquer les deux parties à la table pour reprendre les négociations. «L'employeur n'aura pas le choix de négocier. On veut un rapprochement vers un rayon de soleil. Environ 70 % des chargés de cours gagnent moins de 20 000 $ par année», dit le président.
Déception
Déçue du résultat du vote, l'Université Laval maintient que son offre est raisonnable et comparable à l'ensemble des universités du Québec. «On a négocié de façon constructive. Il y a eu 45 jours de négos dont dix avec la conciliatrice, six offres globales et une offre finale», affirme Yves Marcoux, vice-recteur adjoint aux ressources humaines et membre du comité de négociations.
L'employeur passe maintenant à la phase urgence, celle de faire compléter la session au plus grand nombre possible d'étudiants, signale Christiane Piché, vice-rectrice aux études.
Pour qu'une session soit valide, elle doit compter 12 semaines de cours. Les étudiants ont eu dix semaines de cours jusqu'ici. La session se termine le 27 avril en incluant une semaine d'examens.
«On va prioriser les finissants pour qu'ils obtiennent leur diplôme», dit Mme Piché. Les autres étudiants auront aussi accès à une liste d'options leur permettant de sauver leurs cours: soit ils feront de la récupération lorsque les chargés de cours rentreront au travail, soit il reprendront le cours à une prochaine session sans avoir à le payer de nouveau, soit ils recevront une note - qui stipule que le cours a été réussi.
La direction est aussi en train de valider la possibilité de faire compléter les cours par la centaine de professeurs-cadres disponibles.
Katia Bussière Journal de Québec04/04/2007 06h49
Les chargés de cours de l'Université Laval ont rejeté à 80 % la dernière offre patronale, hier après-midi, forçant ainsi la direction à prendre les grands moyens pour éviter aux étudiants de perdre leur session.
Sur les 2000 chargés de cours, seulement 335 se sont prévalus de leur droit de vote. «Oui, il y a moins de gens ici parce qu'on a un problème de précarité. Les chargés de cours travaillent à l'extérieur», se défend le président du syndicat, Martin Courval.
En rejetant majoritairement la dernière offre patronale, les chargés de cours continuent leur grève générale illimitée, déclenchée le 14 mars. Quelque 32 % des cours de premier cycle demeurent paralysés.
La question salariale se trouve toujours au coeur du litige. «Les chargés de cours veulent être reconnus; ils veulent l'équité salariale avec les autres universités. L'offre est inacceptable. On peut faire mieux que ça, et de loin», a répété M. Courval.
Les syndiqués ont rejeté une hausse salariale de 16,85 % sur trois ans, qui faisait passer de 6443 $ à 7529 $ le forfait payé à un chargé de cours. L'offre ressemble à ce que reçoivent les chargés de cours de l'Université de Montréal, selon la direction de l'Université Laval, qui a montré un tableau comparatif.
La conciliatrice au dossier devrait convoquer les deux parties à la table pour reprendre les négociations. «L'employeur n'aura pas le choix de négocier. On veut un rapprochement vers un rayon de soleil. Environ 70 % des chargés de cours gagnent moins de 20 000 $ par année», dit le président.
Déception
Déçue du résultat du vote, l'Université Laval maintient que son offre est raisonnable et comparable à l'ensemble des universités du Québec. «On a négocié de façon constructive. Il y a eu 45 jours de négos dont dix avec la conciliatrice, six offres globales et une offre finale», affirme Yves Marcoux, vice-recteur adjoint aux ressources humaines et membre du comité de négociations.
L'employeur passe maintenant à la phase urgence, celle de faire compléter la session au plus grand nombre possible d'étudiants, signale Christiane Piché, vice-rectrice aux études.
Pour qu'une session soit valide, elle doit compter 12 semaines de cours. Les étudiants ont eu dix semaines de cours jusqu'ici. La session se termine le 27 avril en incluant une semaine d'examens.
«On va prioriser les finissants pour qu'ils obtiennent leur diplôme», dit Mme Piché. Les autres étudiants auront aussi accès à une liste d'options leur permettant de sauver leurs cours: soit ils feront de la récupération lorsque les chargés de cours rentreront au travail, soit il reprendront le cours à une prochaine session sans avoir à le payer de nouveau, soit ils recevront une note - qui stipule que le cours a été réussi.
La direction est aussi en train de valider la possibilité de faire compléter les cours par la centaine de professeurs-cadres disponibles.
mardi 3 avril 2007
Deux reportages de Radio-Canada sur le vote du 3 avril
L’Université Laval passe au plan B (Le Soleil)
L'original se trouve ici
Annie Morin
L’Université Laval passe au plan B. Dans les prochains jours, les étudiants seront informés de la façon dont leur faculté entend s’y prendre pour sauver la session, mise en péril par la grève générale illimitée des chargés de cours. La vice-rectrice aux études, Christiane Piché, a écrit hier aux étudiants touchés par le conflit pour les rassurer. Elle indique que les facultés et les départements qui le peuvent mettront en place des mesures pour « aider ses étudiants, notamment ceux qui doivent diplômer, à compléter leur session ». « Elles tiendront compte notamment des particularités propres à chaque domaine d’études, des méthodes pédagogiques utilisées et du travail fait jusqu’à maintenant en cours de session », souligne Mme Piché, tout en invitant les étudiants à poursuivre les lectures et à réaliser les travaux prévus dans le plan de cours. « Ce sera très décentralisé comme opération », insiste Richard Fournier, directeur des communications de l’Université Laval. Hier, les facultés contactées par Le Soleil n’avaient pas encore arrêté leur choix sur des mesures concrètes, mais elles y planchaient. Parmi les possibles, notons un retour en classe des cadres, une reprise des cours à l’été ou à l’automne ou même la transformation des notes accumulées jusqu’à présent en note finale. Tout cela avec « le souci de préserver la qualité de la formation », répète M. Fournier.
Martin Courval, président du Syndicat des chargés de cours, qualifie le geste de « très racoleur ». « Il y a un moyen de sauver la session et c’est en négociant sérieusement à la table », insiste-t-il.
Réglez !
Les étudiants, eux, continuent de plaider pour un règlement rapide du conflit. La Confédération des associations d’étudiants de l’Université Laval (CADEUL) et l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIES) ont prévu un point de presse ce matin pour taper sur le clou. Par ailleurs, le Syndicat des chargés de cours a reçu hier l’appui du Syndicat des professeurs de l’Université Laval (SPUL), qui n’a pourtant pas l’habitude de se mêler des dossiers d’actualité. Dans un communiqué publié hier, son président, John G. Kingma, s’est dit « particulièrement sensible » aux demandes salariales et aux conditions d’emploi favorisant un meilleur encadrement des étudiants au premier cycle. Les chargés de cours veulent la parité avec leurs collègues des autres universités du Québec.
Annie Morin
L’Université Laval passe au plan B. Dans les prochains jours, les étudiants seront informés de la façon dont leur faculté entend s’y prendre pour sauver la session, mise en péril par la grève générale illimitée des chargés de cours. La vice-rectrice aux études, Christiane Piché, a écrit hier aux étudiants touchés par le conflit pour les rassurer. Elle indique que les facultés et les départements qui le peuvent mettront en place des mesures pour « aider ses étudiants, notamment ceux qui doivent diplômer, à compléter leur session ». « Elles tiendront compte notamment des particularités propres à chaque domaine d’études, des méthodes pédagogiques utilisées et du travail fait jusqu’à maintenant en cours de session », souligne Mme Piché, tout en invitant les étudiants à poursuivre les lectures et à réaliser les travaux prévus dans le plan de cours. « Ce sera très décentralisé comme opération », insiste Richard Fournier, directeur des communications de l’Université Laval. Hier, les facultés contactées par Le Soleil n’avaient pas encore arrêté leur choix sur des mesures concrètes, mais elles y planchaient. Parmi les possibles, notons un retour en classe des cadres, une reprise des cours à l’été ou à l’automne ou même la transformation des notes accumulées jusqu’à présent en note finale. Tout cela avec « le souci de préserver la qualité de la formation », répète M. Fournier.
Martin Courval, président du Syndicat des chargés de cours, qualifie le geste de « très racoleur ». « Il y a un moyen de sauver la session et c’est en négociant sérieusement à la table », insiste-t-il.
Réglez !
Les étudiants, eux, continuent de plaider pour un règlement rapide du conflit. La Confédération des associations d’étudiants de l’Université Laval (CADEUL) et l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIES) ont prévu un point de presse ce matin pour taper sur le clou. Par ailleurs, le Syndicat des chargés de cours a reçu hier l’appui du Syndicat des professeurs de l’Université Laval (SPUL), qui n’a pourtant pas l’habitude de se mêler des dossiers d’actualité. Dans un communiqué publié hier, son président, John G. Kingma, s’est dit « particulièrement sensible » aux demandes salariales et aux conditions d’emploi favorisant un meilleur encadrement des étudiants au premier cycle. Les chargés de cours veulent la parité avec leurs collègues des autres universités du Québec.
lundi 2 avril 2007
Réaction à la dernière offre (TVA)
Un vidéo du président du SCCCUL, Martin Courval, qui commente la dernière offre patronale
Un syndicat éclectique (Le Soleil)
L'original se trouve ici
Le vendredi 30 mars 2007
Un syndicat éclectique
Annie Morin, Le Soleil
Des avocats, des artistes, des entrepreneurs, des infirmières, même des journalistes. Une poignée à temps plein, une grosse majorité à temps partiel. Le Syndicat des chargés et chargéesde cours de l’Université Laval (SCCCUL) est éclectique, éclaté, au point de compter dans ses rangs des éléments carrément antisyndicaux.
« Ce syndicat est absolument incroyable. On a des gens de toutes les tendances, de toutes les nationalités. Des fois, j’ai un peu l’impression de gérer le Québec », confie Martin Courval, président du SCCCUL.
Cette diversité n’est pas un obstacle au bon fonctionnement de l’organisation, dit-il, car « ultimement, on défend tous la même grande valeur, la qualité de l’enseignement ». N’empêche, plusieurs chargés de cours n’ont aucune culture syndicale. Certains ont même les syndicats en travers de la gorge. Pensons notamment aux patrons qui donnent des cours en administration et en relations industrielles. Pour lutter contre les préjugés, M. Courval choisit l’information. « On dit tout, on explique. »
En bout de ligne, le Syndicat travaille toujours avec les mêmes intéressés. Des 2000 chargés de cours de l’Université Laval, dont 900 étaient actifs pour la session d’hiver, environ 500 se sont inscrits comme grévistes. Les assemblées générales attirent plus ou moins 300 fidèles, un noyau dur composé majoritairement des syndiqués dont l’enseignement est le principal gagne-pain.
Les chargés de cours qui ont déjà un boulot à temps plein sont plus difficiles à mobiliser et les autres, qui n’y croient pas, se tiennent loin. En médecine dentaire, par exemple, les chargés de cours sont en grande majorité des dentistes possédant leur propre cabinet privé. Résultat : il y en a trois qui tiennent des pancartes sur une possibilité de 80 !
Depuis le début du conflit, le 14 mars, le SCCCUL tire sur les rênes de ses membres zélés. Interdit de donner son cours sous peine d’infraction au Code du travail. Interdit de poursuivre l’enseignement à distance. Interdit de ramasser ou de commander des travaux. Interdit de communiquer avec les élèves.
« On essaie de prévenir plutôt que guérir. Nous tissons des liens très proches avec les étudiants et, parfois, les chargés de cours qui viennent d’arriver sur le campus peuvent être tentés de les maintenir », explique Puma Freytag, vice-président à la vie syndicale, qui invite tout ce beau monde à manifester son mécontentement à la haute direction de l’Université Laval.
Pour toucher une allocation de grève de 175 $, les syndiqués doivent effectuer un minimum de sept heures d’activités militantes hebdomadaires. Les militants les plus actifs et ceux qui ont des enfants voient leur rémunération grimper jusqu’à un maximum de 250 $. En 2004, le protocole de retour au travail prévoyait la reprise de toutes les activités d’enseignement manquées pendant la grève et donc aucune réduction de salaire. Résultat : la session a été plus payante pour les grévistes dûment inscrits !
Le vendredi 30 mars 2007
Un syndicat éclectique
Annie Morin, Le Soleil
Des avocats, des artistes, des entrepreneurs, des infirmières, même des journalistes. Une poignée à temps plein, une grosse majorité à temps partiel. Le Syndicat des chargés et chargéesde cours de l’Université Laval (SCCCUL) est éclectique, éclaté, au point de compter dans ses rangs des éléments carrément antisyndicaux.
« Ce syndicat est absolument incroyable. On a des gens de toutes les tendances, de toutes les nationalités. Des fois, j’ai un peu l’impression de gérer le Québec », confie Martin Courval, président du SCCCUL.
Cette diversité n’est pas un obstacle au bon fonctionnement de l’organisation, dit-il, car « ultimement, on défend tous la même grande valeur, la qualité de l’enseignement ». N’empêche, plusieurs chargés de cours n’ont aucune culture syndicale. Certains ont même les syndicats en travers de la gorge. Pensons notamment aux patrons qui donnent des cours en administration et en relations industrielles. Pour lutter contre les préjugés, M. Courval choisit l’information. « On dit tout, on explique. »
En bout de ligne, le Syndicat travaille toujours avec les mêmes intéressés. Des 2000 chargés de cours de l’Université Laval, dont 900 étaient actifs pour la session d’hiver, environ 500 se sont inscrits comme grévistes. Les assemblées générales attirent plus ou moins 300 fidèles, un noyau dur composé majoritairement des syndiqués dont l’enseignement est le principal gagne-pain.
Les chargés de cours qui ont déjà un boulot à temps plein sont plus difficiles à mobiliser et les autres, qui n’y croient pas, se tiennent loin. En médecine dentaire, par exemple, les chargés de cours sont en grande majorité des dentistes possédant leur propre cabinet privé. Résultat : il y en a trois qui tiennent des pancartes sur une possibilité de 80 !
Depuis le début du conflit, le 14 mars, le SCCCUL tire sur les rênes de ses membres zélés. Interdit de donner son cours sous peine d’infraction au Code du travail. Interdit de poursuivre l’enseignement à distance. Interdit de ramasser ou de commander des travaux. Interdit de communiquer avec les élèves.
« On essaie de prévenir plutôt que guérir. Nous tissons des liens très proches avec les étudiants et, parfois, les chargés de cours qui viennent d’arriver sur le campus peuvent être tentés de les maintenir », explique Puma Freytag, vice-président à la vie syndicale, qui invite tout ce beau monde à manifester son mécontentement à la haute direction de l’Université Laval.
Pour toucher une allocation de grève de 175 $, les syndiqués doivent effectuer un minimum de sept heures d’activités militantes hebdomadaires. Les militants les plus actifs et ceux qui ont des enfants voient leur rémunération grimper jusqu’à un maximum de 250 $. En 2004, le protocole de retour au travail prévoyait la reprise de toutes les activités d’enseignement manquées pendant la grève et donc aucune réduction de salaire. Résultat : la session a été plus payante pour les grévistes dûment inscrits !
samedi 31 mars 2007
Les vidéos du jour
Voici le lien de l'entrevue de Claudette Carbonneau à Radio-Canada hier.
La conférence de presse d'hier
Une parodie de pub
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